Nos Projets
Projet "2026"
2026 est une année spéciale. En effet, cette année la demande a été telle que nous avons pu rcéer deux groupes qui partiront en novembre sur les sentiers de la Réunion.
Un premier groupe partira du 1 au 16 novemebre et le deuxième, du 15 au 31 novembre.
Nous avons réussi à combiner les différentes randonnées de manière à ce que le deux groupes puissent connaître les mêmes expériences et défis.
Après avoir rejoint Paris en TGV, les équipes se rendront à la Réunion en 11heures de vol avec la compagnie FrenchBee.
Jean-Luc, le kiné et guide, déjà présent trois jours plus tôt, les accueillera avec les deux véhicules réservés pour le groupe.
Un trajet de deux heures sera nécessaire pour rejoindre la superbe villa qui servira de camp de base, à Manapany les bains.
Dès le lendemain, une petite marche d'acclimatation est prévue sur la côte du sud sauvage de l'île, à la rencontre des falaises, des cascades et de l'océan
Le défi global comportera différentes randonnées, sur le volcan, dans les différents cirques montagneux comme Cilaos et Mafate, et dans les forêts primaires comme Bélouve.
Chacun de ces défis sera suivi d'un jour, non pas de repos, mais plus léger.
Rencontre avec les cascades et l'océan, ambiance du marché et découverte des senteurs, des plantes endémiques et des saveurs métissées de l'île.....
Chaque journée est clôturée par une réunion de groupe afin de récolter les différentes impressions et surtout de partager les émotions du jour.
C'est aussi en soirée que se donnent la plupart des soins, étirements, massages, discussions en privé, et partages des photos et vidéo pour le compte rendu sur les réseaux sociaux pour tous ceux et celles qui nous suivent et nous encouragent toute l'année.













Caroline
L'équipe
Premier sous-groupe
(1 au 16 novembre 2026)

On connait tous, dans notre entourage, des personnes touchées par le cancer et on espère toujours y échapper soi-même. Mais voilà, je n’y ai pas échappé. Quand on m’a annoncé en 2020 que j’avais un cancer du sein, mon monde s’est écroulé. A ce moment-là, j’ai été submergée par la peur et l’angoisse et je me suis dit que plus rien ne serait comme avant. Une fois le choc encaissé, je me suis ressaisie et j’ai entamé mon combat.
Je suis à la base quelqu’un d’assez sportif, mais après mon opération et durant mes traitements, la seule activité physique que je pouvais facilement faire était de me promener. C’est à ce moment-là que j’ai re-découvert la marche. Comme quoi il y a du bon dans tout !
Mais faire de belles balades ou courir régulièrement, c’est une chose, marcher de grandes distances pendant 2 semaines, c’est une autre aventure. Je suis ravie de pouvoir relever ce défi physique et sportif, de me prouver qu’après avoir vécu cela, je suis capable de le faire, comme j’aurais pu le faire avant. Je suis aussi ravie de partager cette aventure sportive et humaine avec un groupe de femmes qui, en réalisant ce défi, va montrer que malgré l’épreuve que nous avons vécue, tout est possible : il y a un après, et la vie continue.
Anne

Lorsque Nathalie Dujardin, la maman d’un camarade de classe de mon fils et membre comme moi de l’association des parents de l’école Notre-Dame de La Hulpe, a appris mon combat contre le cancer, elle m’a encouragée à découvrir votre projet. Plus tard, lors d’ateliers de La Vie Là, c’est Sara Dirkx qui m’a à nouveau parlé avec enthousiasme de cette formidable aventure. Cette double rencontre a fait naître en moi l’envie profonde de participer à votre défi à l’île de La Réunion.
Mon parcours de santé m’a appris à transformer les épreuves en force. Diagnostiquée d’un cancer de l’ovaire en septembre 2023, j’ai subi une lourde opération suivie de six séances de chimiothérapie, avant de poursuivre actuellement une hormonothérapie (Fémara). Si de petites métastases persistent, elles évoluent lentement et ne nécessitent pas de traitement supplémentaire pour l’instant. Aujourd’hui, je me sens en forme et pleine d’énergie.
Ma revalidation m’a permis de me réapproprier mon corps grâce au sport : Pilates, exercices cardio, et surtout la randonnée, que j’affectionne particulièrement. Marcher en montagne est pour moi une source de joie et de vitalité. L’idée de découvrir l’île de La Réunion, que je rêve de parcourir depuis longtemps, représente un projet porteur de sens, un défi qui allie dépassement personnel et partage.
Je souhaite montrer à ma famille, à mes proches et à moi-même que la vie continue avec force et intensité malgré la maladie. Participer à ce projet serait aussi l’occasion d’échanger avec d’autres personnes qui traversent les mêmes épreuves, de partager nos expériences et de trouver ensemble une source de soutien et d’inspiration.
Je suis convaincue que mon dynamisme, ma persévérance et mon désir de vivre pleinement chaque instant correspondent à l’esprit de ce défi. Je serais honorée de rejoindre cette aventure humaine et sportive.

Sara
Pour moi, cette aventure va bien au-delà d’un défi sportif, elle constitue une étape essentielle de mon parcours personnel, symbolisant à la fois ma reconstruction et mon élan vers un nouvel horizon.
L’épreuve du cancer m’a appris à regarder la vie autrement, avec une intensité nouvelle, et à savourer chaque instant comme un cadeau précieux.
Aujourd’hui, je veux donner un sens concret à cette nouvelle chance de vie en m’engageant dans une expérience qui réunit dépassement de soi, immersion dans la nature et partage avec d’autres. Marcher, gravir, respirer pleinement, avancer… et célébrer la vie à chaque pas.
Ce trekking représente le symbole d’un nouveau départ et d’une victoire sur l’épreuve traversée. Je suis déterminée, motivée et prête à m’investir pleinement dans cette expérience collective. C’est aussi l’occasion de tester mes forces retrouvées, de me reconnecter à la nature et de partager avec d’autres cette énergie de vie et de résilience. Chaque sommet atteint représenterait pour moi une victoire : celle de la confiance retrouvée, de la persévérance et de la joie profonde d’être en vie.
Participer à ce voyage serait une manière de célébrer la vie, de montrer qu’après l’épreuve, il est possible de se relever, de rêver à nouveau et d’oser se dépasser. Je suis convaincue que cette aventure renforcera ma confiance en moi et, à travers mon témoignage, pourra encourager d’autres personnes à croire en leurs propres forces.
La Réunion, qui figure depuis longtemps sur ma liste de rêves, me paraît être le cadre idéal pour écrire cette nouvelle page de mon histoire. Plus qu’une aventure sportive, ce voyage serait pour moi un symbole fort de renaissance, d’espérance et de partage.
Je vous remercie du fond du cœur pour l’attention portée à ma candidature et pour l’opportunité précieuse que vous offrez à des personnes comme moi de vivre une expérience aussi inspirante et enrichissante.
« La vie ne se mesure pas par le nombre de respirations que nous prenons, mais par les moments qui nous coupent le souffle. » — Maya Angelou, écrivaine et poétesse américaine
Anne

Je me prénomme Anne, j’ai 57 ans et deux grands enfants. Je ne suis pas sportive mais j’ai toujours été active, surtout en vacances (voyage à sac à dos ou en vélo). Cela fait 40 ans que je suis en recherche du sport qui va me plaire.
J’ai été diagnostiquée d’un cancer du sein en février 2025. J’ai eu de la chance qu’il soit pris bien à temps et que je n’ai pas eu de chimiothérapie, juste l’opération et de la radiothérapie. Je suis passée à travers ces premiers mois comme si de rien n’était, je n’étais fatiguée que quand je m’arrêtais ; donc je ne m’arrêtais pas, vacances entre les traitements, lancement de gros projets… Jusqu’à ce que début de l’été 2025, je décide d’accepter ma fatigue et de regarder de face mon cancer. Cela a été aussi le début de l’hormonothérapie avec des nuits encore moins bonnes, les effets secondaires classiques (crampes, bouffées de chaleur….). Et le sentiment pour la première fois d’être seule et démunie face à la maladie et aux effets secondaires des traitements. Au même moment, un drame personnel me frappe de plein fouet. Pour la première fois de ma vie je me sens craquer. Insomnie, souffrance, cancer, rupture, solitude…tout s’emmêle.
Faire partie du défi 2026 du projet enVie m’aide à tourner la page de cette horrible année 2025, en m’apportant motivation et encadrement pour me remettre en condition physique (mes muscles ont fondu lors des traitements) et pour la maintenir par la suite afin de me permettre de continuer la vie active que je souhaite. Mais surtout, c’est une belle grande aventure humaine, avec de nouvelles connaissances, amitiés et une solidarité incroyable.
Je m’estime bien chanceuse de pouvoir y participer.
Sandra

Mon parcourt : 52 ans, découverte d’une tumeur au sein début de novembre 2024. Par hasard, la tête de mon fils sur mon épaule en regardant un film je m’aperçois que des ganglions sont gonflés. Etrange, je ne suis absolument pas malade !! En cherchant et palpant mon sein, je découvre une petite boule très ferme non douloureuse profondément ancrée proche du muscle et difficile à palper au début mais une fois que je l’ai trouvée je ne la lâche plus. Rendez-vous chez la radiologue très rapide et là un long parcourt du combattant a débuté. Cette petite boule que j’ai découverte est bien une tumeur maligne.
Tout va très vite, ma gynéco a pris rendez-vous dès le lendemain des résultats avec un de ses confrère qui prend le temps de tout m’expliquer. Tous mes rendez-vous sont déjà organisés : IRM, et autres examens, on bloque déjà la date de l’opération. Oups Obligée d’annuler un voyage croisière de Plongée sur la mer Rouge. Grande déception, mais ceci n’est rien par rapport à toutes les épreuves qu’il va falloir surmonter.
Donc, Opération de la tumeur fin novembre, un mois pour me remettre et début de la chimio le 6 janvier 2025 pour 5 mois complets. D’abord tous les 15 jours puis toutes les semaines accompagnée chaque fois par une de mes amies qui ont été formidables, toujours là pour m’aider. Je ne les remercierai jamais assez.
Malgré la fatigue, j’ai su maintenir une activité sportive Apnée, marche, piscine difficile à maintenir mais cela m’a beaucoup aidé à avoir le moral et à bien dormir.
Pendant cette période de chimio, une autre mauvaise nouvelle m’a été annoncée, porteuse du gène RBCA2, avec comme conséquence une nouvelle opération, double mastectomie avec pose d’expendeurs début juin et quelques complications pour clôturer le tout.
Enfin la cicatrisation !! Ce qui me permet de débuter la Radiothérapie fin août et qui vient de se terminer lundi 8 septembre. Nouvelle grosse fatigue…
Des douleurs inflammatoires sont maintenant apparues. Il faut absolument que je reprenne une activité sportive pour me permettre de contrer toutes les douleurs qui apparaissent.
Surtout avant que l’hormonothérapie ne se fasse trop sentir.
Cette semaine en préparent un projet de randonnée d’une semaine sur le sentier des douaniers en Bretagne, ma région de naissance, mon amie Laurence m’a parlé de votre association, et du projet de marche à la Réunion pour 2026.
Christine

Je m'appelle Christine Mayor, j'ai 57 ans et je suis en traitement contre un cancer du sein triple négatif. J'ai reçu 4 chimio EC, 10 carbo-taxol, j'ai ensuite été opérée puis traitée par radiothérapie. Comme il restait malheureusement un résidu de tumeur, je dois maintenant refaire une chimio par voie orale. J'en suis à 3 cures sur huit. Mon traitement devrait être terminé au plus tard début mars.
J'ai commencé un programme de revalidation à Saint-Luc et je suis suivie par Chloé.
Depuis le début de mes traitements, je cherche à donner un sens à tout ceci et à aider ceux qui traversent cette épreuve.
Cette année, pour des 55 ans, mon mari s'est lancé le défi de faire et finir "la diagonale des fous" à l'île de La Réunion. Il a bouclé les 187kms ( 180 prévus à la base) et presque 11000 D+ en 58h. Mon défi à moi a été de me battre et de faire tout ce que je pouvais pour pouvoir l'accompagner. Longtemps j'ai cru que ce ne serait pas possible à cause de mon immunité, de la fatigue que ça allait générer ainsi qu'un syndrome Mains-Pieds très prononcé. J'y suis parvenue et ce fut un voyage rempli d'amour, d'émotions où je me suis sentie plus vivante que malade ! Là-bas, je me suis dit ( sans en parler à personne) que moi aussi un jour je reviendrais sur cette île pour arpenter ces sentiers de fous. Pas la diagonale bien sûr mais un défi de taille quand même.
Alors quand ma kiné Chloé m'a parlé de votre association et de ce que vous faisiez, j'ai été très émue car j'ai eu l'impression que la vie vous avait mis sur mon chemin.
Je suis plus que motivée à tout faire pour relever ce fameux défi mais aussi à m'investir du mieux que je peux dans l'association. Je cherchais un sens à donner à tout ce qui m'arrive, ce qui nous arrive, je pense avoir trouvé
Laurence

Je m’appelle Laurence Naim, je suis née le 9 février 1968. En septembre 2023, j’ai appris que j’étais atteinte d’un cancer séreux de haut grade de l’ovaire (FIGO III), lié à une mutation génétique BRCA1. Depuis ce diagnostic, j’ai traversé différentes étapes : chimiothérapies, chirurgie lourde avec HIPEC, puis de nouveau des cures de chimiothérapie, et aujourd’hui un traitement de fond par Olaparib. En mars 2025, j’ai subi une mastectomie bilatérale prophylactique. En avril 2025, un scanner a enfin montré une rémission.
Ce combat m’a beaucoup transformée. J’ai eu parfois l’impression d’être trahie par mon corps. Mais la marche m’a toujours accompagnée, même à petite dose pendant les traitements. Elle a été pour moi un moyen de retrouver un souffle, de soulager les effets secondaires, de mieux dormir et surtout de garder un lien avec la vie. J’ai toujours aimé marcher, que ce soit en montagne, en forêt ou dans le désert. Récemment encore, j’ai fait une randonnée en Bretagne, et une autre dans le désert. La marche m’apporte une sérénité profonde, parfois même des réponses aux épreuves de la vie. C’est grâce à elle que j’ai pu traverser les mois difficiles du traitement.
Participer à vos défis sportifs représente pour moi bien plus qu’un simple projet : c’est une façon de me réapproprier mon corps, de lui faire confiance à nouveau, de me prouver que malgré la maladie, il reste capable de me porter à travers monts et vallées. C’est aussi un message d’espoir : la vie ne s’arrête pas au cancer. Me projeter dans ce type d’aventure me donne envie de rester en forme, de continuer à avancer, de vivre dans l’envie plutôt que dans la peur d’une récidive.
J’ai toujours été une femme active : j’ai élevé deux enfants et travaillé dans un centre auprès d’enfants lourdement handicapés. Aujourd’hui, je souhaite mettre cette énergie au service de ce beau projet. Je suis prête à m’investir pleinement, à partager mon histoire, à témoigner de ce que j’ai traversé et à participer aux collectes et levées de fonds si nécessaire. Je sais combien ces initiatives sont précieuses : durant mon parcours, partager et écouter d’autres expériences m’a énormément aidée. Je veux, à mon tour, transmettre ce soutien.
Dana

Je m’appelle Dana, j’ai 49 ans et j’ai été diagnostiquée d’un cancer du sein en 2021. Le parcours de la maladie a été une épreuve à la fois physique et psychologique, marquée par des traitements lourds, des doutes et des moments de fragilité. Pourtant, ce chemin difficile m’a également appris la force de la résilience, l’importance de prendre soin de soi et la valeur de chaque instant retrouvé après la maladie.
C’est grâce à Claire, rencontrée lors de l’association La Vie Là, que j’ai découvert votre association. Elle m’a parlé avec beaucoup de passion et de bienveillance des projets que vous portez, et notamment de cette aventure unique qui allie dépassement de soi, solidarité et reconstruction après le cancer. Son témoignage m’a profondément inspirée et m’a donné l’envie de rejoindre votre démarche.
Aujourd’hui, je ressens le besoin de me lancer dans un nouveau défi, porteur de sens. Participer à la marche sportive sur l’île de La Réunion en 2026 représente pour moi bien plus qu’un simple objectif sportif : c’est l’occasion de célébrer la vie, de retrouver confiance dans mes capacités, de partager une expérience humaine forte avec d’autres personnes qui ont connu le même combat, et de contribuer à porter un message d’espoir.
Je suis pleinement motivée à m’investir dans cette aventure, avec énergie, détermination et enthousiasme. Je serais honorée de faire partie de ce projet collectif qui donne la preuve que, même après la maladie, nous pouvons continuer à avancer, à rêver et à construire.
Julie

Je m’appelle Julie Wautelet, j’ai 30 ans et je suis maman d’une petite fille de deux ans et
demi, Elyn, qui est aujourd’hui ma plus grande source de force et de motivation.
En mai 2024, alors que je passais les examens pour donner un rein à ma maman, en attente d’une greffe, on m’a diagnostiqué un Myélome Multiple.
J’ai été prise en charge rapidement dans le cadre d’une étude clinique à Leuven.
Toutefois, la barrière de la langue a progressivement pesé sur mon moral, rendant
l’expression des effets secondaires plus difficile.
Étant arrivée dans la dernière phase de mon traitement, j’ai récemment demandé et obtenu le transfert de mon dossier à l’Institut Jules Bordet.
Bien que mon cancer soit toujours aujourd’hui reconnu comme incurable, les avancées remarquables dans la recherche des cancers hématologiques me donnent une immense confiance en l’avenir.
En attendant ce remède, j’ai fait un choix essentiel : Vivre ma vie.
J’ai entendu parler de votre ASBL par une amie que je fréquente à Re-Source. Atteinte d’un cancer du sein, elle souhaite participer aux « 100 km au-delà ».
Comme je ne rentrais pas dans les critères, elle a vu l’un de vos flyers et a pensé à moi.
Si je souhaite rejoindre l’ASBL EnVie, c’est parce que la maladie, malgré son poids, m’a offert un regard nouveau sur la valeur de la vie.
La maladie est certes une pierre lourde dans notre sac à dos, mais j’ai décidé de ne pas la porter comme un fardeau : je veux plutôt broyer cette pierre et en faire des paillettes pour continuer à avancer. Utiliser ma maladie et mon parcours comme force pour me réapproprier mon corps, de renforcer ma confiance en moi et de me réaliser pleinement, physiquement et humainement.
À travers cette expérience, j’espère me prouver mes capacités. Bien sûr, partir deux semaines sans ma fille me fait déjà peur.
Mais je choisis de le faire pour avancer, pour mieux revenir, fière d’avoir osé vivre ce qui, j’en suis convaincue, sera une expérience de vie unique et transformatrice.
Barbara

J’ai découvert l’ASBL grâce à Anne Borremans, que j’ai rencontrée lors d’activités à ReSource. Avec Laurence, Julie et Anne, elles m’ont parlé avec beaucoup d’enthousiasme de votre équipe et de ce beau projet, ce qui m’a donné envie de vous rejoindre.
Je suis heureuse de me lancer dans ce nouveau défi, avec l’envie d’aller de l’avant, de me dépasser et de retrouver confiance en mon corps, un pas après l’autre. La préparation me donne aujourd’hui un objectif et une belle énergie. Je retrouve progressivement le plaisir de bouger et de me sentir capable de relever un vrai défi physique.
Je suis plutôt réservée et discrète, mais très attachée aux liens sincères et aux moments partagés avec les personnes qui comptent pour moi. C’est aussi ce qui me plaît dans cette aventure : la partager avec d’autres femmes, se soutenir et avancer ensemble.
Au terme du défi, j’aimerais ressentir de la fierté et de la gratitude, mais surtout la joie d’avoir franchi une étape importante et d’avoir pleinement vécu cette belle aventure.
Second sous-groupe
(15 au 30 novembre 2026)
Séverine

Je m’appelle Séverine, j’ai 44 ans et je suis maman de deux adorables garçons Clément 13 ans et Théo 15 ans.
Il y a quelques mois en parlant avec ma kiné Chloé, elle me dit : "mais moi je connais une association que tu vas adorer et en plus je suis sûre que tu vas super bien t’entendre avec la fille qui l’a créée, c’est une fille avec plein d’énergie comme toi… ". Alors une fois rentrée, je découvre l’association « enVie » et effectivement, c’est tout à fait ce que je recherche, un défi sportif, une aventure humaine, me surpasser,… mais surtout surpasser le cancer.
Ce matin en parlant à mon amie Sarah (que j’ai rencontré à « la vie là »), elle me parle de « enVie » , elle me dit : "tu vas adorer"… je lui explique que justement je dois reprendre contact avec eux.
Voilà, c’est chose faite!
Voici mon histoire:
Le sport c’était toute ma vie …
Je rêvais de défis sportifs les plus fous les uns que les autres; je rêvais de monter le mont blanc, de faire le Paris Dakar, de devenir championne du monde d’escalade,….
Mais en novembre 1996, tous ces rêves prennent fin. J’ai 15 ans et un lymphoma d’hodking.
Je me rends à ma première chimio sûre de moi, pressée de commencer les traitements. À la deuxième ce n’est déjà plus pareil… le traitement est horrible, je vomis sans cesse, pendant 5 jours. Ma mère dort avec moi, me tient le sceau pour vomir, je suis à bout de force.
Et ça, ça se répétera à chaque fois, pendant des mois. Ça va me paraître une éternité. Le traitement n’agit pas et le cancer progresse…Changement de traitement, traitement pour cancéreux « avancé » … et là : finies les longues journées à l’hôpital, trois injections, 18 médicaments à la maison et le tour est joué… surtout finis les vomissements. Alors dans ma tête, c’est sûr, je suis guérie
S'en suivra un mois de radiothérapie à saint Luc.
26 mai 1997 fin des traitements
Mais voilà l’histoire ne s’arrête pas là!
27 ans plus tard, hors que tout va bien dans ma vie, un job de rêve (ergothérapeute en enseignement spécialisé) , des enfants fabuleux, une énergie débordante…
Depuis mon premier cancer, je suis victime de problème de dos; le 8 janvier 2024, je subi une opération d’urgence pour hernie discale paralysante… le 29 mars deuxième opération pour récidive!
Et là le drame , une heure avant de partir en salle d’op, je découvre une énorme masse à mon sein gauche… Ma tête s'emballe… en une heure j’ai fait tous les scénari possibles… Je suis déterminée et quoi que ce soit, j’affronterai. Si c’est un cancer du sein, je fais enlever ma poitrine. Les résultats vont tarder à arriver, c’est finalement par téléphone que j’apprendrai la nouvelle. Cancer du sein triple négatif, stade 3, grade 3… ça ne rigole pas.
Me voilà partie pour 12 chimios de carbo-taxol et de l’immunothérapie, nombreuses hospitalisations d’urgence. Je fais une réaction inhabituelle à l’immunothérapie, ce traitement doit être arrêté. Au bout de la troisième chimio mon amie du Canada vient me voir et je me sens guérie… effectivement à la palpation plus de tumeur.
S’en suivra une ablation totale des deux seins (par précaution) en août 2024.
Puis normalement, une série de trois chimios, je n’en supporterai qu’une, mon corps n’en veut pas, je passe trois semaines en chambre stérile, je sors de l’hôpital en chaise roulante. On arrête là, finis les traitements… Il n’y a plus de cancer, ce dernier traitement était de la prévention…
Le médecin m’annonce cela à la va vite avant son colloque à Barcelone…. « Et pour la suite docteur ? Je vous écris une carte postale ? Ça se passe comment ? ».
À ma demande, je serai revue fin octobre car j’ai peur qu’on n’ait pas fait le maximum… mais si! Je lui demande donc de me déclarer en rémission.
Depuis la dernière chimio du 6 septembre 2024, contrôle tous les 3 mois.
Je me rétablis, il a fallu réapprendre à marcher, monter les escaliers, gérer la fatigue, passer au-dessus de problèmes de genoux, contrôler l’anxiété, refaire à manger, s’occuper des enfants, … Mais malgré ça, la vie est fabuleuse car elle continue et chaque jour, je suis plus motivée que jamais de vivre.
Alors, je me ferai une immense joie de rejoindre un projet comme « enVie ». Je rêve de dépassement et de défi sportif mais je pense que ce n’est plus à ma portée, alors peut être que si, portée par un groupe qui partage la même « en vie ». Mon enthousiasme est prêt à toute épreuve, j’aimerais tant y arriver.
J’espère pouvoir rejoindre votre projet et réaliser l’un de mes grands rêves, le défi sportif au travers d’une aventure humaine et solidaire.
Alors oui je suis en vie et j’ai envie de le montrer à la terre entière, rien ne m’arrêtera de vivre pleinement ma vie.
Catherine

Je m’appelle Catherine, j’ai 61 ans et maman de 5 enfants. J'ai été touchée par un cancer du sein, plus précisément un carcinome lobulaire infiltrant. Après une mammographie annuelle, on m’a annoncé en janvier 2022 la mauvaise nouvelle. À ce moment précis, mon monde s’est écroulé. J'ai essayé de garder la face, mais la peur et l’angoisse m’ont souvent envahie.
S’en est suivie une reconstruction assez chaotique qui a duré deux ans, accompagnée d’un traitement d’hormonothérapie provoquant de fortes douleurs articulaires et une grande fatigue. Sur les conseils de ma kiné à la clinique du sein, j’ai entrepris des séances d’aqua-jogging. Ces moments m’ont permis de retrouver un peu de confiance en moi et, surtout, l’envie de bouger plus.
C’est à cette période que j’ai rencontré Claire, une participante de votre projet en 2024. Lorsque j’ai entendu parler de ce projet « enVie » à La Réunion, cette idée m’a immédiatement plu. Il représente pour moi une magnifique aventure humaine, faite de partage, de solidarité et de dépassement de soi, entourée de personnes bienveillantes.
Participer à cette aventure serait pour moi l’occasion de prouver que la vie continue, qu’après la maladie tout reste possible et qu’avec de la volonté, on peut se reconstruire autrement.
Cindy

Cindy (Pletinckx), 53 ans, maman de Maëlle 26 ans et Matteo 25.
Mon compagnon depuis plus de 5 ans, Ivan est le papa de Lisa 21 ans.
J'ai très longtemps été une maman solo, en recherche d'un équilibre de vie me correspondant et d'une paix intérieure.
Je me qualifie souvent d’être une "humaine authentique" et de ne pas savoir faire semblant.
J'ai toujours pratiqué du sport, mais de façon non intensive.
Je suis pharmacienne de formation, & j'étais gérante.
En 2016, on m’a diagnostiqué un cancer du sein hormonodépendant.
J'ai eu "droit" à deux tumorectomies sous hypnose, (c'est le coté fun de l'aventure), à de la radiothérapie et à du Nolvadex.
Une petite semaine d'arrêt après 4 mois stressants et chargés de péripéties médicales, et la vie a repris son cours.
Mais j'ai demandé à diminuer un peu mon temps de travail pour profiter autrement de la vie.
Je me suis investie dans le bénévolat auprès d' Aaron, 6ans, neuro-divergent atteint de TSA sévère et non verbal.
C'est devenu mon petit prince. Chaque semaine, je passais une matinée "différente" avec lui.
Un 4/5ème me permettait toujours d'assumer la gérance de la pharmacie et d'assumer financièrement des enfants grandissants.
J'ai vite repris le yoga. Mais mon corps avait changé, mes muscles ont fondu et j'avais très vite mal, après ou pendant les cours. Cela me déprimait de ne plus être comme avant, comme les autres.
En 2022, j'ai décidé d'arrêter de me morfondre et je me suis offert le soutien d'un coach sportif 2 x semaine.
Il m'a aidé à me remuscler en douceur, et en profondeur. Cela m'a parfois demandé beaucoup d’énergie, j'étais épuisée pour le restant de la journée, mais ça commençait à se voir et à se ressentir. J'étais super fière de cet investissement sur moi et mon corps.
Janvier 2024, le médecin m' a obligée d'arrêter le boulot, épuisement professionnel, burn-out.
Je ne comprenais pas.
Je savais que cette profession n'avait pas beaucoup de sens pour moi depuis longtemps, mais j'étais complètement perdue et j'avais aussi peur de l'avenir.
Mais c'est une autre histoire... ou pas. ;-)
Le lendemain, en mode pilotage automatique, je suis allée faire un contrôle mammo annuel. Et là, bam !!!! On m' annonce qu'il y a quelque chose d'anormal...
Sept jours plus tard, on me parle de récidive. Cela faisait seulement 6 mois que j'avais arrêté l'hormono. Cette annonce a été un nouveau choc. J'ai dû concentrer toute mon énergie et assumer la série des examens nécessaires et y croire encore.
Mastectomie et reconstruction immédiate par Diep ont été pratiquées 3 mois plus tard. J'ai encore eu "la chance" de ne pas devoir passer par la case chimiothérapie.
Mais complications post-opératoires au niveau abdominal, cinq semaines alitée, d'où nouvelle fonte musculaire sur un corps 7 ans plus vieux et proche de la ménopause.
Malgré plusieurs mois d'onco-revalidation, je n’arrivais à réintégrer aucun sport collectif, quel qu'il soit. Yoga, danse orientale, marche, vélo. Je quittais souvent les cours en pleurant, avec une immense sensation de lassitude et de solitude.
En août 2025,au cabinet de kinés Ancrage, j'ai un jour croisé Claire, une ancienne patiente onco qui m'a parlé d'un projet de randonnées et d'un défi sportif qu'elle avait fait sur l’île de La Réunion après son propre cancer.
Participer à un telle aventure, c'est une envie que j'ai déjà eue en 2017. J'avais cherché les responsables de "10 femmes pour un 4000m", mais cela ne se faisait plus.
Claire, sans la savoir, avait ravivé la toute petite flamme qui brûlait en moi.
Alors, ce défi, pour moi, c'est avant tout un véritable challenge sportif qui demande motivation, implication et engagement.
Mais c'est aussi une véritable aventure humaine & solidaire.
Entourée d'autres "patientes", je me sens plus forte et je sens que l’intensité de ce que l'on a traversé est un merveilleux moteur d'entraide et de dépassement de soi.
On fait chacune comme on peut, mais ensemble, et on y arrive, au final..
Personnellement, j'aspirais à trouver une source d'énergie nouvelle, à redévelopper mes capacités physiques, à retrouver confiance en moi, et renaître à la vie autrement.
Si le voyage ne devait pas avoir lieu à l'heure actuelle, novembre 2026, je savoure ce que j'y ai déjà gagné.
Cette année a été rythmée par nos rencontres, nos évènements festifs participatifs et nos marches collectives. J'ai aussi, grâce à ça, osé réintégré d'autres cours "adaptés" à mon niveau.
La confiance en moi revient doucement et me guide dans mes choix. J'ai commencé une nouvelle formation professionnelle.
Les conditions de participation au défi ont résonné aussi avec mon besoin de partage et mon besoin de prendre soin des autres.
J'adore quand mon expérience peut redonner espoir et montrer qu'il existe toujours un " autre" chemin pour y arriver, aussi difficile puisse t'il être quand on le traverse. Là je me sens plus que légitime et alignée.
Cindy, une femme en chemin...
Gaelle

Je m’appelle Gaëlle, maman de deux enfants. Je suis quelqu’un d’énergique et souriante.
Juste avant mes 43 ans, j’ai appris que j’avais une masse au sein gauche. Au début, on me disait que ce serait simple, une petite tumorectomie et c’est tout… mais au fil des examens, le diagnostic s’est alourdi : mastectomie, curage ganglionnaire, quatre mois et demi de chimio, quinze séances de radiothérapie, et maintenant un double traitement d’hormonothérapie que je suis en train de commencer, accompagné d’ici peu d’une thérapie ciblée. Tout ça a évidemment bousculé ma vie, mon corps, mes forces, et j’ai dû trouver de nouvelles façons de tenir le coup ! C’est d’ailleurs ce qui m’a amenée à l’aquagym, une petite bulle d’air dans mes semaines.
C’est là que j’ai entendu parler du projet CAN le défi CER la vie. L’idée de retrouver la sensation de liberté, l’évasion, d’être dehors, en mouvement… ça m’a redonné un vrai élan !
Avant le cancer, je partais régulièrement avec ma famille randonner dans les Alpes : c’était notre moment à nous, une parenthèse, un temps pour se ressourcer.
Aujourd’hui, j’ai besoin de me fixer un défi, de me dire que j’en suis encore capable.
Ce projet, c’est exactement ça : un objectif clair, motivant, et profondément humain.
Ce qui me touche aussi dans cette aventure, c’est le fait de partir avec d’autres personnes qui ont traversé la même tempête.
On n’a pas besoin de tout expliquer, on se comprend, et ça change tout. Je trouve ça beau de se dire qu’on pourra s’entraider, s’encourager quand l’un ou l’autre aura un moment plus difficile. Marcher ensemble, dans un cadre aussi incroyable, ce sera pour moi une façon de reprendre confiance, de reconstruire mon énergie et de transformer tout ce que j’ai vécu en quelque chose de positif.
Emmanuelle

J’ai entendu parler de l’association au départ via les affiches du Centre Hospitalier de Jour de St Luc que j’a beaucoup fréquenté.
Ensuite, Sara, que j’ai rencontrée à LaVieLa, m’a fait part récemment de ce trek à l’Ile de la Réunion.
En septembre 2023, j’ai été diagnostiquée d’une leucémie type LLA.
J’ai suivi un protocole de 4 séances de chimio à St Luc et début 2024, j’ai reçu des séances de radiothérapie avant de recevoir une greffe de moelle osseuse et de rester en chambre stérile pendant 4 semaines pour refaire mon immunité.
En mars 2024, je suis rentrée chez moi et une longue période de revalidation s’en est suivie.
J’a repris le travail en janvier 2025 et j’essaye depuis de refaire du sport (tennis et course).
Ce projet m’inspire beaucoup car je n’ai pas encore retrouvé ma forme physique d’avant le début de ma maladie (j’avais fait l’édition des 20km de Bxl en mai 2023).
Avoir un tel projet sportif à longue échéance me motiverait à m’entraîner souvent et avoir un challenge que je pourrai relever avec fierté.
Je trouve aussi très inspirant de pouvoir donner de l’espoir à ceux qui sont actuellement confrontés à la maladie et leur donner envie de se battre pour pouvoir, un jour, recommencer à planifier des projets, sportifs ou autre.
Claude

Je me prénomme Claude, j’ai 61 ans et vis avec mon compagnon, Olivier. Nous n’avons pas eu d’enfant ensemble mais à nous deux, nous avons 8 enfants et 4 petits-enfants (bientôt 5)
Comme toutes les personnes qui participent au défi qu’organise EnVie, on m’a diagnostiqué un cancer.
C’était en mars 2024. Le couperet est tombé : cancer hormono dépendant infiltrant de haut grade du sein gauche.
Le corps médical me propose le traitement suivant que j’accepte :
Tout d’abord, une tumorectomie avec curage axillaire : 8 ganglions sont enlevés, 2 sont
atteints de métastases ;
Ensuite, j’ai pu bénéficier d’une analyse très poussée de la tumeur ayant pour but de tenter de déterminer avec le plus de précision possible l'intérêt d'une chimiothérapie. Après de longues semaines d’attentes, d’espoir et d’angoisses, le résultat est tombé : la chimiothérapie est malheureusement nécessaire : 6 cures espacées de 3 semaines.
Après, ont suivis les séances de radiothérapie : 5 par semaine pendant 3 semaines.
Et enfin, l’hormonothérapie.
En avril de cette année, l’oncologue m’annonce que j’ai, au pancréas, une tumeur neuroendocrine de grade 1.
Il s’avère que cette tumeur est actuellement dormante et que le traitement consiste à de la surveillance.
Au début, je vis très mal cette annonce et au fur et à mesure du temps, j’apprends à vivre
avec. L’oncologue est très rassurante.
Depuis l’annonce de mon cancer, je passe par toutes sortes d’états : peur, angoisse, espoir, désespoir, courage, découragement, très grande fatigue….
Avant, je me disais que si, un jour, on me diagnostiquait un cancer, je n’aurais pas la force de me battre. Pour moi, cancer était synonyme de mort. Mais en fait je me suis vite rendue compte que c’était tout le contraire : je suis une battante, j’aime la vie et j’ai appris que c’était possible de vivre avec un cancer.
Grâce à la bienveillance de tout le corps médical, de mes enfants, de mon compagnon, de ma famille, de mes amis proches et moins proches, j’ai pu puiser et je puise encore la force nécessaire pour sortir la tête hors de l’eau et me battre contre cette maladie.
Ma vie s’est organisée à un nouveau rythme parsemé de hauts et de bas, de soins, de repos et aussi de moments resourçants.
J’ai rencontré Cindy à l’hôpital après la tumorectomie, nous étions dans la même chambre pour le même combat et tout de suite nous avons sympathisé. Nous nous sommes rendues compte que de nombreuses coïncidences nous liaient l’une à l’autre. Nous nous écrivons régulièrement pour nous donner de nos nouvelles et nous remonter le moral quand il est en baisse.
Il y a quelques jours, elle m’écrit pour m’annoncer qu’elle a été « acceptée » pour participer, l’année prochaine, à un voyage/défi sur l’île de la Réunion avec d’autres patientes atteintes d’un cancer, que le groupe n’est pas clôturé et que si je sens que cela anime quelque chose en moi, je peux prendre contact avec l’ASBL EnVie.
Bien sûre que cela anime quelque chose en moi et comment !
Depuis plusieurs jours et sur les conseils de l’oncologue, je cherchais à faire une activité qui me stimulerait à faire plus de sport, mais rien de très transcendant ne me venait à l’esprit. Cela m’empêchait même de bien dormir.
Je pense que ce défi est une vraie aubaine pour prendre soin de soi, tant physiquement que moralement, pour vivre une belle aventure humaine avec de nouvelles rencontres, pour partager des moments intenses d’authenticité et pour transmettre un vrai message d’espoir à toutes les personnes atteintes d’un cancer.
Je passe principalement mes étés en montagne, j’adore la randonnée même si depuis mes traitements je grimpe moins vite.
La préparation de ce challenge va certainement m’aider à retrouver de l’énergie et du peps dans ma vie.
Marina

Je me présente, Marina Peremans, 66 ans, je viens de terminer mon traitement du cancer du sein et ce depuis le 6 février 2026, la Vie est belle...
Je me suis battue du début à la fin de mon traitement, je ne voulais en aucun cas que ce cancer prenne ce que j'ai de plus cher : la vie.
Voilà pourquoi, je souhaite de tout coeur pouvoir participer et faire partie de votre équipe pour ce trek à La Réunion. Je suis une battante, pas un instant je n'ai baissé les bras....
Je tiens à vous rejoindre et à apporter mon aide, c'est merveilleux ce que vous avez mis en place et avec quelle volonté et persévérance ! Bravo je vous félicite et je souhaite de tout coeur pouvoir vous apporter mon aide dans ce combat.
La Vie est trop belle, et je mords à pleine dent...
Stephanie

Concernant mon parcours personnel, je venais tout juste de fêter mes 38 ans en
septembre 2024 lorsque le cancer est entré brutalement dans ma vie sans y être invité.
Le diagnostic est tombé : c’est un cancer du sein hormonodépendant de stade 2 avec
une atteinte ganglionnaire. Cette annonce a été un véritable choc, faisant naître en moi
une immense colère, mêlée à la peur de mourir.
A cet âge, on se projette, on avance, et soudain tout son monde s’écroule, cette rupture
a été d’une violence inattendue. Pourquoi MOI ?
A l’époque, j’étais jeune mariée et maman d’une petite fille de 2 ans seulement…
S’en est suivi un parcours médical lourd et éprouvant. J’ai subi 16 séances de
chimiothérapie, perdu mes cheveux, pris la décision de subir une « double »
mastectomie plutôt qu’une simple car je suis porteuse du gène « Check2 » ainsi que 15
séances de radiothérapie.
Chaque étape a été un combat, à la fois physique et psychologique, laissant des traces
visibles et invisibles. J’ai dû apprendre à avancer malgré la fatigue voir l’épuisement,les doutes et les bouleversements identitaires. Le soutien de mes proches et du corps
médical a été essentiel pour traverser cette épreuve.
C’est dans cette traversée que la notion de résilience a pris tout son sens ! Non pas
l’absence de souffrance, mais la capacité de continuer d’avancer jour après jour !
Au-delà de la maladie elle-même, le cancer a profondément bouleversé ma place de
femme et de maman. Pendant longtemps, j’ai eu le sentiment de m’effacer, de ne plus
exister qu’à travers les traitements et la survie. Mon cocon familial a beaucoup souffert
de cette épreuve, et j’ai parfois oublié qui j’étais.
Avant la maladie, j’étais sportive (équitation, vtt, course à pieds) maman pleine
d’énergie et profitait de chaque moment avec mes enfants. Le cancer m’a brutalement
privé de cette part de moi, m’obligeant à renoncer, à ralentir, à accepter des limites que
je ne connaissais pas et ce corps qui ne m’appartenait plus…
Aujourd’hui encore, le combat continue, je suis sous hormonothérapie et thérapie
ciblée depuis le mois de mai 2025 et ce pour 8 ans, c’est un traitement lourd de longue
durée qui rappelle quotidiennement que la maladie ne s’arrête pas avec la fin des
« gros » traitements. Apprendre à vivre avec ces effets secondaires permanents…
En novembre 2025, j’ai enfin pu bénéficier de ma reconstruction définitive avec une
chirurgienne très à l’écoute et qui a fait un magnifique travail. Cette étape marque pour
moi bien plus qu’un acte médical, elle symbolise une renaissance, la fin d’un cycle et le
début d’un autre. Elle nourrit aujourd’hui un désir profond de reprendre ma vie en main
et de me réapproprier mon corps !
Dans ce contexte, relever un défi sportif représente bien plus qu’un objectif physique.
C’est un acte de résilience assumé, une manière de renouer avec mon corps, de
redonner une place au mouvement et de montrer que, malgré les cicatrices et les
traitements, il est possible de se relever, de se projeter et d’avancer. Participer à ce défi
serait une façon forte de donner du sens à mon parcours et de mettre mon histoire
personnelle au service d’une cause collective.
En toute transparence, j’ai découvert votre ASBL presque par hasard que très
récemment, lors d’une séance d’hydrothérapie à la clinique Saint Pierre à Ottignies.
En découvrant votre concept sur votre site internet, j’ai immédiatement accroché.
Après en avoir discuté avec Gaëlle par téléphone, elle m’a encouragée à vous
contacter.
Intégrer ce défi serait pour moi un honneur, mais aussi une responsabilité, celle de
porter la voix de toutes les personnes qui affrontent ou ont affronté la maladie, et de
rappeler que la résilience ne consiste pas à oublier ce que l’on a traversé, mais
continuer à avancer !
Jessica

Je m’appelle Jessica, j’ai 46 ans.
Je suis mariée et maman de 2 grands enfants de 20 et 16 ans. J’habite la région de
Floreffe mais je suis originaire de Mazy (Gembloux) où une grande partie de ma famille
vit toujours. J’ai un Master en psychologie et je travaille depuis une vingtaine d’années
dans le secteur des ressources humaines.
J’ai une vie plutôt sympa et je n’ai pas de quoi me plaindre. Jusqu’à ce jour de février
2025 : le 11/02/2025.
Il aura suffi d’un coup de fil pendant ma pause de midi pour voir mon quotidien
bouleversé. Quelques jours plus tôt, je dois réaliser une biopsie à la suite de la
découverte d’une masse dans mon sein gauche. Cette masse diagnostiquée bénigne
quelques mois auparavant mais qui m’inquiète et qui me pousse à consulter un autre
gynécologue et à refaire des examens.
Verdict : cancer du sein grade 3 stade 3. Il faut agir vite. L’oncologue m’annonce le
protocole : 16 chimios (4 EC et 12 taxols), mastectomie et curage axillaire,
radiothérapie, thérapie ciblée et hormonothérapie. Pas le temps de réfléchir, me voilà
confrontée à ma première chimio le 4 mars 2025.
Portée par ma famille, j’enchaine les traitements comme prévu. Je ne sais pas du tout
vers quoi je vais, j’ai peur et souvent, le moral vacille.
Dès le début du traitement, l’équipe de l’hôpital me recommande de me rendre à la
maison de ressourcement - l ’espace bien être l’Essentiel. Pas convaincue au départ, je
me force même pour y aller les premières fois. Et puis, je m’y sens bien. Les soins
individuels m’apportent beaucoup et cerise sur le gâteau, je fais de chouettes
rencontres ! Je teste les cours collectifs et j’accroche bien au swiss ball et au yoga. Je
continue aussi de marcher régulièrement avec mon chien (et dimanche dernier, j’ai pu
refaire, pour la première fois, 10 km lors d’une marche Adeps).
La chimiothérapie terminée, je peux souffler un peu mais la mastectomie arrive
vite..trop vite. Un nouveau coup dur…je dois accepter et appréhender cette nouvelle
image de moi.
Quelques semaines de repos et surtout l’attente des résultats postopératoires. Enfin,
des nouvelles encourageantes : réponse quasi complète (ce n’était pas gagné avec un
cancer lobulaire et hormonodépendant). Je me dirige, un peu plus sereine, vers les 15
séances de radiothérapie. Au fil des séances, je m’impatiente de voir la fin arriver mais
en même temps cette fin me terrifie.
Et après ? Je fais quoi ? Je suis déstabilisée et je ne me retrouve plus vraiment.
Bien sûr, il y a les contrôles qui continuent à rythmer ma vie. Il y a la thérapie ciblée et
l’hormonothérapie… et les nouveaux effets secondaires à apprivoiser. La peur de la
récidive s’invite souvent…trop souvent !
Début 2026, je souhaite reprendre le travail. Retrouver mon activité, mon utilité et mes
collègues. Me voilà de retour dans mon bureau le 19 janvier 2026 (à mi-temps). Je
poursuis aussi les soins individuels et collectifs à l’Essentiel. Toute cela contribue à mon
bien être et me permet de retrouver un peu de sérénité.
Pendant les traitements, j’avais déjà remarqué des publications Facebook, Instagram,..
qui expliquaient l’expérience de personnes ayant participé à des défis sportifs après
avoir été confrontées à la maladie. Je vois notamment un post qui explique le projet de
votre ASBL. Je suis admirative du courage dont ces personnes font preuve et je trouve
l’expérience unique et enrichissante. Une expérience qui met en avant une valeur qui
compte beaucoup pour moi : la solidarité.
Je me décide à en parler lors d’un rendez-vous à l’espace bien être l’Essentiel et on m’encourage à prendre contact avec enVie.
Je souhaite participer à ce beau projet car j’ai besoin de donner un sens à ce qui m’est
arrivé.
J’ai aussi besoin, de retrouver confiance en moi et de me prouver que j’en suis
capable malgré les traitements parfois lourds.
C’est aussi l’occasion de partager une formidable expérience avec des gens qui ont vécu la même chose que moi et de créer du lien avec eux.
C’est aussi pouvoir porter un message d’espoir aux personnes qui,aujourd’hui, affrontent un diagnostic de cancer et les traitements qui vont avec. Leur dire que le chemin n’est pas simple, qu’il leur faudra s’armer de courage et de patience mais que ce chemin se traverse et qu’au bout de celui-ci, il y a une vie à poursuivre. Qu’il est possible de continuer à se projeter, à rêver et que parfois les rêves se réalisent !
Le beau temps vient toujours après la pluie !
Yvette

Ma motivation première a toujours été de donner un message d’espoir lors de mes rencontres avec des dames touchées par le cancer du sein et surtout prouver qu’il y a une vie “ après “.
Cette vie si précieuse est dans un autre état d’esprit ,avec plus de philosophie en se protégeant et sachant dire plus facilement “ non “.
Sur 30 ans j’ai eu des appels téléphoniques d’amies et connaissances totalement désemparées,elles venaient d’apprendre les résultats des examens… Souvent j’étais la première à être au courant de la situation et le simple fait de dire je te comprends apaise déjà. Je n’ai jamais minimisé mais plus insisté sur la maîtrise thérapeutique avec un arsenal de protocole bien précis.Le sein étant externe avec un métabolisme moins complexe que les autres organes augmente les chances de s’en sortir .
Après des années certaines me disent qu’elles n’ont pas oublié cet appel téléphonique,certains mots résonnent encore dans leurs têtes.
Un point qui me tient à cœur c’est de convaincre à passer à la pratique sportive qui est un wash out cérébral qui permet d’apaiser cette peur qui tenaille la plupart d’entre nous dans cette vie d’après.
Pour les non sportives la réponse est souvent : après ces traitements j’ai assez donné !
La tâche est difficile mais insister que c’est aussi important que le chimiothérapie,une prescription médicale fait réfléchir .